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L’argent dans le sport

Publié par admin dans Français

L’argent dans le sport :

 

  

 

L’argent a fait son apparition dans le sport au cours du 20éme siècle. Depuis grâce ou à cause de

l’argent, nombre de sports se sont professionnalisés. Cependant l’argent n’a pas pris la même

importance dans tous les sports. En effet, comme nous pouvons le voir dans le foot (en partie depuis

l’arrêt Bosman) l’argent est devenu l’élément moteur de ce sport. Cependant, l’argent, comme dit

plus haut a permis aux sportifs de haut niveau de devenir des professionnels rémunérés pour leurs

talents. Ainsi nous avons pu assister, non pas sans certaines dérives, à une véritable explosion des

performances. Certaines trouvant justification par l’abnégation, l’entrainement, et le talent de

certains athlètes, quand d’autres sont dues à des pratiques bien moins glorieuses dont nous ne

traiterons pas dans cet article. Pour nous il est intéressant de voir quels sont les impacts positifs de

l’argent dans le sport, mais aussi d’en voir l’envers du décor, en explorant toute la perversion

amenée par l’argent.

 

  

 

Personne ne pourra renier que l’arrivée de mécènes, de sponsors et autres généreux donateurs, aura

permis, en général, à tout sport d’exister, de se développer, et de se perfectionner pour offrir un

encore meilleur spectacle aux supporters. En effet, comme on le voit aujourd’hui en athlétisme, en

natation, au rugby, au football, au handball, au basket-ball, la professionnalisation des ces sports à

permis leurs explosion aux yeux du public. L’argent a permis à tous ces sportifs de pouvoir consacrer

leur quotidien à l’entrainement, la musculation, la récupération. Tout cela contribuant à la

performance. La différence est plus ou moins marquante selon les sports, en effet alors que les

rugbymen des années 70/80 étaient de bons gaillards, plus ou moins musclés mais avec de l'

embonpoint, il sera difficile maintenant de trouver un rugbyman des années 2000 avec un taux de

masse graisseuse aussi important que celui de ses pères. Pour d’autres sports comme la natation, le

tennis ou l’athlétisme cette professionnalisation des sportifs a permis d’atteindre des niveaux de

performances inespérés il y a quelques décennies. 

 

L’arrivée de l’argent dans le sport se manifeste de différentes manières ; on peut trouver des sponsors

(entreprise qui paye un sportif, un club, une équipe, afin d’afficher sa marque sur sa tenue et de

bénéficier ainsi de publicité lors des performances sportives accomplies par leurs poulains) ; on trouve

également le mécénat qui n’est qu’une forme de don d’une entreprise ou personne,  afin de

permettre à un sportif de vivre de son sport et d’encourager ses performances, le mécénat n’a pas de

but lucratif à proprement parler, si ce n’est une ristourne sur les impôts du mécène, cependant cette

pratique reste peu courante, et ne s’applique que pour certaines disciplines souvent en voie de développement.

On trouve également énormément de contrat de partenariat comme c’est à la

mode en ce moment dans le foot, ou certaines grandes entreprises financent la construction de

stades de foot et bénéficient, en contrepartie, du fait que le stade porte le nom de la compagnie.

Cette pratique: le naming- reste encore peu présente en France mais va

énormément se développer en vue de la construction de nouveaux stades de foot pour l’euro 2016.

Mais elle est bien présente dans les pays voisins (en Allemagne : Allianz Arena, en Angleterre :

Emirates Stadium, en France : le MMA arena stade du club du Mans). On trouve aussi dans certains

sports comme le football en Europe ou le basket-ball aux USA des « investisseurs » qui prennent

possession de club ou de franchise, cette opération peut avoir plusieurs buts : développer le club

pour le revendre plus cher (la famille Glazer avec Manchester United), faire parler de soi ou de ses

entreprises, développer l’image de son pays (exemple actuel avec le Qatar), ou bien même pour

certains milliardaires c’est une façon de dépenser son argent (Roman Abramovitch avec Chelsea).

 

En outre, la majorité des revenus actuels des sportifs ou des clubs provient d’une part de ce que l’on

peut appeler la billetterie, donc des spectateurs qui payent pour assister à un match de basket, de

foot, de hand, de tennis et, d’autre part, des revenus issus de la transmission de ces rencontres

sportives. 

 

Dans les pays « les plus avancés économiquement » tels que les USA ou les pays européens, le sport

est un excellent business. Par exemple, d’après certains économistes, le sport et les dépenses qui lui

sont liées représenteraient entre 0.5et 3.5% du PIB européen chaque année. On imagine donc aisément

les emplois que cela crée.

 

  

 

            Néanmoins, l’argent, comme partout où il est passé, a apporté son lot de déconvenues et de

problèmes. Ainsi la course à la performance engagée par l’arrivée de l’argent a favorisé le dopage et

de façon générale, la triche. Nous avons ainsi eu à faire face dernièrement à tout un tas d’exemples,

comme le coureur cycliste Alberto Contador, ou bien les sprinters tels que Carl Lewis ou

dernièrement le partenaire d’entrainement d’Usain Bolt : le Jamaïcain Johan Blake qui ont eu recours

à des produits dopants. Nous avons également pu voir des paris truqués ou des matchs achetés

également (série A Italienne, ou match en Russie, ou Pologne).

 

Par ailleurs, les crises économiques financières et sociétales que nous traversons en ce moment, ont

eu pour conséquence de mettre en exergue les dérives liées à l’argent dans certains secteurs et

notamment dans certains sports comme le foot en Europe, ou le Basket aux USA. 

 Prenons l’exemple que nous connaissons le mieux en tant qu’européen, le foot. De nos jours, de plus

en plus de personnes qu’elles soient adeptes ou non du football, sont choquées par les sommes

astronomiques générées par ce sport. Citons par exemple le transfert de Cristiano Ronaldo à Madrid

100M €, ou le salaire de Samuel Eto’o 20M € par an. Pour tous consommateurs lambda que nous

sommes, ces montants semblent exorbitants pour simplement taper dans un ballon. 

 

Ainsi, nous avons fait le constat également que le foot et l’état de son économie reflète très bien les

maux de la société actuelle : engouement pour un produit à bulle spéculative.

Le foot souffre lui aussi de ce schéma, porté par l’argent des transferts, les

clubs se sont vus trop beaux, s’endettant à coup de dizaines de millions, et payant de plus en plus

chèr les joueurs. Cette tendance a crée, pour de nombreux clubs et non des moindres, des dettes

colossales allant jusqu'à dépasser le milliard d’euros pour certains clubs. 

 

Néanmoins, cette tendance tend à s’inverser actuellement, avec la mise en place, au niveau Européen,

d’un gendarme qui épluchera les comptes des clubs et les déficits ne seront plus permis, sous peine

d’exclusion de compétitions Européennes.  Un peu à l’image de ce qui arrivera au secteur bancaire

une fois les états sortis de leurs incertitudes politiques et du marasme financier dans lequel ils se

trouvent. 

 

En outre, le fait que certains sports manipulent tant d’argent, n’est pas forcément illogique. En effet,

une entreprise qui génère un fort chiffre d’affaires voit, elle aussi, sa masse salariale augmenter, tout

comme ses dépenses de fonctionnement etc. Ce qui est plus grave, c’est que dans le foot, du fait de la

bulle créée par les transferts, les clubs se sont endettés de façon déraisonnable.

 

En France et dans les pays Européens, il existe un public qui s’intéresse aux jeux. Les paris sportifs,

cela permet de regarder les matchs de foot, par exemple, mais ce sont surtout des jeux pour gagner

de l’argent, par exemple sur  « Bwin.fr » qui est un site de paris sportifs en direct.

 

On peut en conclure que dans le sport, l’argent a pris une grande place. Cela est devenu un business

dont certains clubs de foot ou de basket-ball ne pourraient se passer. Devenir un sportif de haut

niveau demande beaucoup d’entrainements et d’exercices que ce soit physiques ou mentales. C’est

devenu un métier pour les plus forts et les plus payés.

Paul et Samir